Paris, le 4 mai 2026, Observatoire EdV – Orchestra : Une destination France « amortisseur » : un baromètre à lire avec prudence, des opérateurs spécialisés sur l’étranger davantage exposés. Le dernier Observatoire EdV–Orchestra est un repère incontournable, mais il appelle ce mois-ci une lecture plus fine : la France pèse près de la moitié des réservations du panel (46%) et se maintient à -3%, ce qui atténue mécaniquement les reculs observés sur le moyen et surtout le long-courrier du fait du conflit au Moyen-Orient. Dans un contexte où de nombreux opérateurs sont spécialisés sur l’étranger, cette structure de panel peut donner une 1) Départs d’avril 2026 : une stabilité d’ensemble qui masque de forts écarts À première lecture, avril apparaît relativement stable par rapport à 2025. Mais cet équilibre est largement porté par la France, qui enregistre une progression marquée du volume d’affaires, alors que le long-courrier reste en retrait et que le moyen-courrier n’affiche qu’une amélioration limitée. Cette composition crée un effet “trompeur” : le résultat agrégé peut sembler rassurant, alors que l’activité est nettement plus dégradée pour les opérateurs dont le cœur de vente est l’étranger. 2) Réservations d’avril 2026 : recul net, mais “amorti” par la France – attention à l’interprétation Le volume d’affaires des réservations recule fortement (–12,6%), mais ce chiffre doit être interprété : la France est proche de la stabilité et joue un rôle de refuge, tandis que le moyen-courrier est en baisse et que le long-courrier enregistre le repli le plus marqué. Autrement dit, l’indicateur global masque la difficulté constatée par les professionnels exposés au moyen et au long-courrier, qui sont en moyenne à -15%, et peut donc être sous-estimé si on l’utilise seul pour qualifier “le L’observatoire confirme des comportements de réservation plus tardifs : la part des réservations à moins de 30 jours progresse, tandis que les réservations très anticipées reculent. Cette dynamique correspond à un marché plus “en à-coups”, avec des phases d’attentisme puis des rattrapages. La baisse des réservations s’atténue sur la dernière semaine d’avril, même si la tendance globale reste négative. 3) Été 2026 : des réservations en retrait, et une lecture qui dépend fortement du mix France / étranger Pour juillet-août 2026, les réservations restent en baisse en nombre de dossiers. Le long-courrier demeure la zone la plus pénalisée, le moyen-courrier limite davantage le recul, et la France recule également. Plusieurs destinations progressent (Espagne, Canada, République dominicaine, Norvège, Albanie), signe de reports partiels. Dans ce contexte, l’impact réel varie fortement selon le mix de vente des opérateurs : ceux davantage tournés vers l’étranger restent plus exposés que ceux dont Verbatim « Les résultats d’avril doivent être lus avec prudence. La France représente une part très importante du panel, ce qui amortit fortement les évolutions globales et peut donner une impression de meilleure tenue qu’en réalité pour les opérateurs spécialisés sur l’étranger. Or, sur le moyen et surtout le long-courrier, la baisse reste marquée. Dans ce contexte, notre responsabilité est de tenir un discours de vérité : l’Observatoire est un repère, mais il est indispensable, ce mois-ci, de raisonner par zones et par mix de vente pour — Valérie Boned, Présidente des Entreprises du Voyage
CONTACTS EDV Guillaume BEURDELEY : g.beurdeley@edv.travel Katia SCHREIBER – k.schreiber@edv.travel – 01 44 01 99 19
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