Paris, le 4 juin 2026, OBSERVATOIRE EDV – ORCHESTRA : Mai 2026 : Un recul des départs limité, des réservations en nette baisse, et un retard qui continue de se creuser pour l’été. L’Observatoire EdV–Orchestra du mois de juin confirme un marché toujours affecté par les conséquences de la crise au Moyen-Orient. Les départs de mai affichent un recul modéré, mais ce résultat doit être lu à la lumière des réservations engrangées avant la crise au Moyen-Orient, qui amortissent mécaniquement l’impact sur les départs du mois. À l’inverse, les réservations de mai reflètent pleinement le contexte actuel : la baisse de l’activité est 1) Départs de mai 2026 : un recul limité hérité des réservations antérieures En mai, les départs reculent légèrement en nombre de voyageurs (environ -2%), un niveau relativement modéré au regard du contexte. Cette résistance s’explique en partie par des prises de réservation réalisées avant la crise au Moyen-Orient. La France est la zone la plus dynamique, tandis que le moyen-courrier reste proche de l’équilibre. Le long-courrier demeure le point de fragilité, avec une baisse marquée des départs, en particulier sur certaines destinations comme les États-Unis. 2) Réservations de mai 2026 : une baisse des réservations marquée sur toutes les zones Les réservations de mai accusent un net recul (environ -18% en nombre de voyageurs), en rupture avec avril. La baisse globale est partiellement amortie par la France, qui recule moins que les autres zones, alors que le moyen-courrier se dégrade nettement et que le long-courrier subit la chute la plus forte (autour de -40% en voyageurs). L’observatoire confirme aussi des décisions plus tardives, avec un délai moyen de réservation en baisse et des réservations de dernière minute en hausse. 3) Vacances d’été 2026 : le retard continue de se creuser À fin mai, les réservations pour juillet-août 2026 restent en retrait par rapport à 2025 et le décrochage s’accentue (environ -10% en voyageurs, contre -8% le mois précédent et -7% il y a deux mois). Toutes les zones sont concernées, avec un impact particulièrement marqué sur le long-courrier (autour de -20% en voyageurs), tandis que le moyen-courrier limite davantage le recul. Quelques destinations progressent (Canada, République dominicaine, Norvège, Albanie), mais elles ne compensent pas le retard global, qui s’inscrit dans la continuité des observatoires précédents. Verbatim Valérie BONED « La période est difficile pour beaucoup de nos entreprises : la visibilité est faible, les décisions se prennent tard, et les opérateurs très tournés vers l’étranger sont particulièrement exposés. Mais je veux aussi le dire : l’envie de voyager reste là. Les clients hésitent, attendent, arbitrent davantage, et c’est précisément dans ces moments que notre profession fait la différence, par le conseil, l’accompagnement et la capacité à sécuriser les projets. Nous devons rester mobilisés, parce que la demande peut se réactiver rapidement dès que le contexte se stabilise. » — Valérie Boned, Présidente des Entreprises du Voyage
CONTACTS EDV Valérie BONED : v.boned@edv.travel – 06 22 65 38 90 Katia SCHREIBER – k.schreiber@edv.travel – 01 44 01 99 19
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